vendredi 6 mars 2009

Gilles Savary : pourquoi je ne suis pas candidat au Parlement Européen ou « mon parti m’a tuer »

"Contre toute probabilité, le Parti Socialiste ne m’a finalement pas investi en position éligible sur la liste de ma circonscription européenne du grand Sud-Ouest. Il n’y a pas dans ce non-événement matière à compassion, spécialement à une époque où nos compatriotes sont confrontés à des problèmes et à des difficultés autrement graves et angoissantes.

Mais à en juger par le nombre de réactions stupéfaites et interrogatives qui m’ont été adressées, il apparaît que les mieux informés et les plus sagaces observateurs n’ont pas idée de la façon dont fonctionne un grand parti de gouvernement dans la France en crise de ce début de siècle…

A cet égard, la relation de mon éviction ne sera pas inutile à leur culture générale et accessoirement, à un minimum de transparence démocratique. (...)

Ce qu’il faut retenir de cette histoire, c’est qu’au Parti Socialiste, ce sont des coalitions obscures d’apparatchiks et de féodaux qui en imposent désormais aux grands leaders optiques du Congrès de Reims, confondants d’impuissance… !

Un autre enseignement que je livre à l’attention des futurs Députés européens socialistes, c’est qu’à de très rares exceptions près, on ne peut pas être un Parlementaire européen conséquent et prétendre durer. Tout simplement parce que l’un dépend de la présence en Commissions Parlementaires à Bruxelles, et l’autre d’un incessant grenouillage au siège du Parti, les mêmes jours, les Mardi et Mercredi…Etre en Cour à Paris signifie l’insignifiance à Bruxelles et vice et versa… Du coup, les Français subissent l’Europe, laissant à d’autres le soin de la faire.

la suite : Leçon de chose politique : pourquoi je ne suis pas candidat au Parlement Européen ou « mon parti m’a tuer »

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