samedi 28 février 2009

Le Conseil national du PS a entériné les listes pour les élections européennes

Le Conseil national du PS a entériné par une très large majorité (189 voix pour, 14 contre et 18 abstentions), les listes pour les élections européennes qui seront soumises au vote des militants le 12 mars prochain. Un texte plate-forme, socle de départ du programme des socialistes pour ces élections, intitulé Donner une nouvelle direction à l'Europe, a également été présenté après avoir été voté par le Bureau national.

dimanche 15 février 2009

Précampagne socialiste sur Facebook

A l’approche des européennes, les candidats à la candidature se tournent vers Facebook pour agréger leurs soutiens dans les âpres batailles d'appareil pour la désignation. Au Modem, mais aussi au PS.

Safia Otokoré, qui vise une place éligible dans le Grand Est, a créé sur Facebook un comité de soutien.

Deux groupes ont vu le jour sur Facebook. Un premier pour contester la procédure opaque de désignation et demander que les militants puissent choisir celui qui celle qui conduira la liste régionale: Un vote pour désigner les têtes de liste aux élections européennes.

Un second pour appuyer le changement des règles de désignation des candidats PS aux Européennes annoncé par Martine Aubry. "Martine Aubry organise un formidable appel d'air, puisque ce dispositif signifie que tous nos grands élus (présidents de région, de conseils généraux, de grandes villes, nos parlementaires nationaux) sont appelés à exercer leur mandat jusqu'au bout, à temps plein, sans céder à la tentation européenne".Soutenons la révolution Aubry pour choisir les candidats PS aux euro.

vendredi 6 février 2009

Calendrier de désignation des candidats


Du lundi 2 février au vendredi 6 février: Dépôt des candidatures
3 février: Première réunion de la commission électorale nationale.
Entre le 9 et le 17 février: Réunion des groupes de travail inter-régionaux mis en place par la commission électorale dans chaque circonscription, en présence du secrétaire national aux Elections et à la vie des fédérations et du secrétaire national chargé de l’Animation et du développement des fédérations.

18 février: Réunion de la commission électorale nationale pour un premier échange de vues à partir du rapport des secrétaires nationaux aux Elections et aux Fédérations sur les propositions des groupes de travail

27 février: Réunion de la commission électorale, préparation des propositions de listes. Réunion du Bureau national sur les propositions de listes soumises au conseil national.

Samedi 28 février: conseil national d’adoption des listes.

Jeudi 12 mars : Vote des adhérents sur les propositions de liste dans chaque circonscription.

Samedi 21 mars : Convention nationale de ratification des listes et de lancement de la campagne.

mercredi 4 février 2009

"non-cumul, diversité, parité, renouvellement"

Le PS a entamé le processus d'investiture de ses candidats aux Européennes en s'accordant sur des critères, comme le non-cumul des mandats.

Plusieurs principes semblent l'objet d'un consensus : "non-cumul, diversité, parité, renouvellement".

Il est ainsi interdit aux socialistes de cumuler le mandat d'eurodéputé avec "la présidence d'un exécutif local" (communauté urbaine, conseil général, conseil régional, maire).

Autre principe : le PS est déterminé à apporter du "renouvellement au Parlement européen" et "des nouvelles figures seront en position éligible," souligne Christophe Borgel, secrétaire national aux Elections. Et au moins 20% des candidats seront issus de la "diversité".

Autre casse-tête : les listes doivent refléter le rapport de force issu du Congrès de Reims. Chaque motion a donc pris sa calculette : les "royalistes" demandent 7 à 8 postes éligibles, les partisans du porte-parole Benoît Hamon au moins 4, ce qui laisse entre 10 et 12 places pour les courants Aubry et Bertrand Delanoë.

mardi 3 février 2009

Arnaud Montebourg propose une charte et des critères de sélection pour les députés européens.

Un mois avant la proposition des candidats par le Conseil national du parti socialiste pour les élections européennes, le secrétaire à la rénovation Arnaud Montebourg propose une charte établissant des critères de sélection pour les députés européens.

L’idée n’est pas nouvelle. Déjà en 2004, le Nouveau parti socialiste (NPS ), à l’époque dirigé par Arnaud Montebourg, avait tenté de proposer la mise en place de critères de sélection pour les députés européens de la délégation socialiste française. Sans succès.

Désormais membre de la direction du PS, l’actuel secrétaire à la rénovation est revenu à la charge dans la perspective des élections du 7 juin 2009. Dans une note dont EurActiv.fr a pris connaissance, il brosse les grandes lignes de cette charte que devraient respecter les nouveaux élus du PS au Parlement européen. Une méthode qui permettrait d’éviter un travers aussi bien visible à droite qu’à gauche, à savoir que les élections européennes ne soient «la proie des courants qui cherchent à remercier des fidélités», explique le texte.

L’objectif de cette charte est donc de faire en sorte que les socialistes français acquièrent «une stratégie d’influence», à l’instar des Britanniques et des Allemands, qui ont bien compris l’utilité de se positionner à Bruxelles.

Ce projet fait également écho aux recommandations formulées par le chef de file de la délégation des socialistes français à Bruxelles, Bernard Poignant, lors du Congrès de Reims, le 15 novembre dernier.

Le texte interdit tout d’abord le cumul des mandats. Contrairement aux députés du Parlement français, les eurodéputés socialistes ne pourront donc pas «exercer de fonction exécutive locale significative». Et le texte de préciser que les députés devront être totalement présents à Strasbourg. A noter que les députés européens ne sont à Strasbourg que quatre jours par mois pour les sessions plénières. Leur activité s’exerce en priorité à Bruxelles au sein des commissions parlementaires. Ils travaillent également avec les autres institutions de l’UE, ainsi qu’avec les lobbyistes, dont la place est cruciale dans le processus législatif européen.

Impossible également pour les futurs députés européens socialistes de se servir de leur mandat «comme tremplin personnel pour en briguer un autre national ou local d'importance. Car un tel comportement laisserait penser que la France et les socialistes ne s'intéresseraient pas à l'Europe et se passionneraient davantage pour eux-mêmes». En clair, il s’agit de mettre fin à la possibilité pour les députés d’écourter leur fonction.

Comptes rendus réguliers: Afin de conserver un lien avec les citoyens, les élus socialistes ne devront pas «déserter» leur circonscription une fois élu, précise la note d’Arnaud Montebourg. Les députés devront donc faire «des compte-rendus de mandat réguliers». L’objectif étant de montrer «qu'il existe au sein de l'Union européenne une droite et une gauche qui ne font pas les mêmes choix».

La diversité devra également être au cœur des listes PS aux européennes afin de «représenter la pluralité des origines des Français».

Dernière proposition d’Arnaud Montebourg: échanger des candidatures avec les partis frères du parti socialiste européen (PSE). Concrètement, le secrétaire national à la rénovation propose de trouver «les conditions d'un échange en position éligible entre un socialiste français, qui serait élu dans un autre pays, et un socialiste de ce pays qui serait élu en France sur [les] listes» du PS.