lundi 2 mars 2009
Dernière ligne droite pour les listes : le récit de Gérard Collomb
A 17h, seuls les membres de "base" du bureau sont au rendez-vous. A 17h30, on leur annonce que la commission électorale n’a pas terminé ses travaux. Pendant ce temps, cette dernière discute. Mais surtout, ça négocie dur dans les différents bureaux !
18h30, toujours pas de bureau national. Aux esseulés qui commencent à s’impatienter, on annonce que le bureau national n’aura lieu qu’à 21h. Une demi-heure après, on leur dit que, finalement, ce sera plutôt 21h30.
Les plus accrochés restent sur place (au cas où !). Les permanents compatissants viennent alors leur proposer un petit buffet. Les plus confirmés dans la Solferinologie ont, quant à eux, déjà gagné les restaurants alentours. A 22h, ils reviennent, prêts à affronter la nuit.
Le BN commence enfin… mais par une déclaration : il n’y a toujours pas d’accord, la commission va se réunir à nouveau. Une heure après, toujours rien. Avant que les derniers cafés ne ferment, les isolés du bureau exécutif vont par petits groupes prendre un verre Bd St-Germain. Retour trois quarts d’heure après. Il est presque minuit : les listes ne sont toujours pas constituées.
Vers 1h15 : la direction décide, "qu’en attendant", on va discuter du texte du Projet pour l’Europe.
Le projet est alors distribué aux membres du BN qui, pour la plupart, le découvrent. Un coup d’œil sur le texte donc, et le débat s’engage !
Il tournera essentiellement autour d’une trouvaille sémantique forte qui, au dire des différents dirigeants de courant, a permis de faire l’accord sur le texte entre ceux qui sont pour une politique protectionniste et ceux qui pensent que l’Union Européenne doit fonctionner comme un marché unifié.
Cette trouvaille sémantique se résume en une formule : "une politique de juste échange". Pour ceux qui se demanderaient en quoi consiste exactement une "politique de juste échange", l’explication vient immédiatement après : "la politique de juste échange", c’est "une politique européenne commerciale ajustée".
Certes, certes ! Qui pourrait dire le contraire ? Si la politique commerciale européenne est "ajustée" l’échange ne peut être que "juste". Et si l’échange est "juste", la politique commerciale européenne est forcément "ajustée". CQFD !
C’est ce qu’en grammaire on appelle une tautologie, ou plus simplement, une redondance et qui repose sur l’affirmation, non sur l’analyse.
Interviennent alors les débats de fond sur ce sujet fondamental. Cela nous mène jusqu’à 2h du matin ! Heure à laquelle un émissaire de la commission nationale entrouvre la porte de la salle François Mitterrand pour nous annoncer qu’on en est à la discussion "sur les fins de listes".
Les plus impatients se disent que, cette fois, on en a bientôt fini. On recommence un petit morceau de débat pour meubler… Pourtant à 2h30, le même émissaire nous informe qu’on s’est bien mis d’accord "sur les fins de listes", mais qu’il n’y a par contre, pas d’accord "sur les débuts de liste". D’ailleurs, il ne pourra pas y en avoir dans l’immédiat puisqu’un des principaux protagonistes est parti… se coucher !!!
La suite : " Petite leçon d’histoire sur la désignation des listes européennes "
samedi 28 février 2009
Le Conseil national du PS a entériné les listes pour les élections européennes
dimanche 15 février 2009
Précampagne socialiste sur Facebook
A l’approche des européennes, les candidats à la candidature se tournent vers Facebook pour agréger leurs soutiens dans les âpres batailles d'appareil pour la désignation. Au Modem, mais aussi au PS.
Deux groupes ont vu le jour sur Facebook. Un premier pour contester la procédure opaque de désignation et demander que les militants puissent choisir celui qui celle qui conduira la liste régionale: Un vote pour désigner les têtes de liste aux élections européennes.
Un second pour appuyer le changement des règles de désignation des candidats PS aux Européennes annoncé par Martine Aubry. "Martine Aubry organise un formidable appel d'air, puisque ce dispositif signifie que tous nos grands élus (présidents de région, de conseils généraux, de grandes villes, nos parlementaires nationaux) sont appelés à exercer leur mandat jusqu'au bout, à temps plein, sans céder à la tentation européenne".Soutenons la révolution Aubry pour choisir les candidats PS aux euro.
vendredi 6 février 2009
Calendrier de désignation des candidats
3 février: Première réunion de la commission électorale nationale.
Entre le 9 et le 17 février: Réunion des groupes de travail inter-régionaux mis en place par la commission électorale dans chaque circonscription, en présence du secrétaire national aux Elections et à la vie des fédérations et du secrétaire national chargé de l’Animation et du développement des fédérations.
18 février: Réunion de la commission électorale nationale pour un premier échange de vues à partir du rapport des secrétaires nationaux aux Elections et aux Fédérations sur les propositions des groupes de travail
27 février: Réunion de la commission électorale, préparation des propositions de listes. Réunion du Bureau national sur les propositions de listes soumises au conseil national.
Samedi 28 février: conseil national d’adoption des listes.
Jeudi 12 mars : Vote des adhérents sur les propositions de liste dans chaque circonscription.
Samedi 21 mars : Convention nationale de ratification des listes et de lancement de la campagne.
mercredi 4 février 2009
"non-cumul, diversité, parité, renouvellement"
Plusieurs principes semblent l'objet d'un consensus : "non-cumul, diversité, parité, renouvellement".
Il est ainsi interdit aux socialistes de cumuler le mandat d'eurodéputé avec "la présidence d'un exécutif local" (communauté urbaine, conseil général, conseil régional, maire).
Autre principe : le PS est déterminé à apporter du "renouvellement au Parlement européen" et "des nouvelles figures seront en position éligible," souligne Christophe Borgel, secrétaire national aux Elections. Et au moins 20% des candidats seront issus de la "diversité".
Autre casse-tête : les listes doivent refléter le rapport de force issu du Congrès de Reims. Chaque motion a donc pris sa calculette : les "royalistes" demandent 7 à 8 postes éligibles, les partisans du porte-parole Benoît Hamon au moins 4, ce qui laisse entre 10 et 12 places pour les courants Aubry et Bertrand Delanoë.
mardi 3 février 2009
Arnaud Montebourg propose une charte et des critères de sélection pour les députés européens.
Un mois avant la proposition des candidats par le Conseil national du parti socialiste pour les élections européennes, le secrétaire à la rénovation Arnaud Montebourg propose une charte établissant des critères de sélection pour les députés européens.
L’idée n’est pas nouvelle. Déjà en 2004, le Nouveau parti socialiste (NPS ), à l’époque dirigé par Arnaud Montebourg, avait tenté de proposer la mise en place de critères de sélection pour les députés européens de la délégation socialiste française. Sans succès.
Désormais membre de la direction du PS, l’actuel secrétaire à la rénovation est revenu à la charge dans la perspective des élections du 7 juin 2009. Dans une note dont EurActiv.fr a pris connaissance, il brosse les grandes lignes de cette charte que devraient respecter les nouveaux élus du PS au Parlement européen. Une méthode qui permettrait d’éviter un travers aussi bien visible à droite qu’à gauche, à savoir que les élections européennes ne soient «la proie des courants qui cherchent à remercier des fidélités», explique le texte.
L’objectif de cette charte est donc de faire en sorte que les socialistes français acquièrent «une stratégie d’influence», à l’instar des Britanniques et des Allemands, qui ont bien compris l’utilité de se positionner à Bruxelles.
Ce projet fait également écho aux recommandations formulées par le chef de file de la délégation des socialistes français à Bruxelles, Bernard Poignant, lors du Congrès de Reims, le 15 novembre dernier.
Le texte interdit tout d’abord le cumul des mandats. Contrairement aux députés du Parlement français, les eurodéputés socialistes ne pourront donc pas «exercer de fonction exécutive locale significative». Et le texte de préciser que les députés devront être totalement présents à Strasbourg. A noter que les députés européens ne sont à Strasbourg que quatre jours par mois pour les sessions plénières. Leur activité s’exerce en priorité à Bruxelles au sein des commissions parlementaires. Ils travaillent également avec les autres institutions de l’UE, ainsi qu’avec les lobbyistes, dont la place est cruciale dans le processus législatif européen.
Impossible également pour les futurs députés européens socialistes de se servir de leur mandat «comme tremplin personnel pour en briguer un autre national ou local d'importance. Car un tel comportement laisserait penser que la France et les socialistes ne s'intéresseraient pas à l'Europe et se passionneraient davantage pour eux-mêmes». En clair, il s’agit de mettre fin à la possibilité pour les députés d’écourter leur fonction.
Comptes rendus réguliers: Afin de conserver un lien avec les citoyens, les élus socialistes ne devront pas «déserter» leur circonscription une fois élu, précise la note d’Arnaud Montebourg. Les députés devront donc faire «des compte-rendus de mandat réguliers». L’objectif étant de montrer «qu'il existe au sein de l'Union européenne une droite et une gauche qui ne font pas les mêmes choix».
La diversité devra également être au cœur des listes PS aux européennes afin de «représenter la pluralité des origines des Français».
Dernière proposition d’Arnaud Montebourg: échanger des candidatures avec les partis frères du parti socialiste européen (PSE). Concrètement, le secrétaire national à la rénovation propose de trouver «les conditions d'un échange en position éligible entre un socialiste français, qui serait élu dans un autre pays, et un socialiste de ce pays qui serait élu en France sur [les] listes» du PS.
mardi 13 janvier 2009
Désignation des candidats : Tout devrait être en place début mars...
- Selon l’agenda proposé par le secrétariat national, le dépôt des candidatures aura lieu pendant la semaine du 2 au 6 février, juste après la grande réunion à Paris des premiers secrétaires de section, le 1er février à la Mutualité.
- Quant au conseil national consacré au programme et à la composition des listes (qui devront être avalisées dans la foulée par les adhérents dans chaque grande région), il est programmé le 28 février. Tout devra donc être en place début mars.
- La constitution des listes, au sein desquelles doivent alterner un homme et une femme implique un accord entre les courants avant d’être confirmée par les militants.
- En cas de désaccord de ces derniers, la situation risquerait vite de devenir embarrassante.
- Le choix des candidats devrait, en principe, obéir au principe de la proportionnelle intégrale ce qui permettrait aux courants de faire valoir leurs intérêts et aux partisans de Ségolène Royal d’obtenir un nombre de places conforme à leur influence dans le parti.
- Quelques « points chauds » se profilent néanmoins à l’horizon. Dans la grande région Nord, Vincent Peillon et Gilles Pargneaux, premier secrétaire fédéral du Nord sont en lice alors que dans le Sud-Est Patrick Mennucci compte bien s’imposer. La principale confrontation aura lieu en région parisienne et mettra aux prises deux des leaders de la majorité, membres du premier cercle dirigeant ; Harlem Désir, porte-drapeau de la motion Delanoë au sein du secrétariat national, et Benoît Hamon, nouvelle figure de l’aile gauche et porte-parole du parti.
- Enfin, la direction du PS confirme la règle – imparfaitement appliquée… – selon laquelle un député européen ne pourra pas occuper de fonctions de direction dans un exécutif local ou régional. Martine Aubry a également jugé nécessaire que tout candidat aux européennes s’engage solennellement à ne pas briguer ultérieurement un mandat parlementaire en France.